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Camille - Ouï, Ouï, Ouï!

Islande Folâtrant dans un désert de lave - souvenir d'un vieux volcan asthénique - Bjork y laissa échapper son talent brulant. Camille, passant par là, au hasard ou par choix, ramassa ce flambeau glacé pour le mettre dans son sac de fille et lui redonner vie.
Comparaison n'est pas raison, cependant c'est bien la première image mentale que m'a offert l'écoute du nouvel album de Camille "Ouï" : mélodieux, inventif, percussif, disruptif (pardon), un ange déchu puisque trop beau.


AfriqueUn rythme, une voix, c'est le socle commun de toutes ces pièces montées qui donne par moment à l'album des accents chamaniques ("Sous le sable", ses Tam-tams et ses paroles répétés comme un mantra).
Une voix, puis deux, puis dix se superposent, s'entrecroisent, se percutent, à la croisée des chants grégoriens et du griot Burkinabè, elles nous portent, nous emportent dans des harmonies tumultueuses sur des sonorités electro-giguesques (Les Loups) et des …
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Livre photos Saal, c'est du propre!

J'ai récemment profité d'un coupon de réduction pour un livre photo chez Saal-Digital et étant donné que la photo c'est aussi un dada de bibi, j'ai retenu quelques une de mes photos prises lors d'un petit road-trip Islandais.

J'avoue que le résultat est assez superbe (en toute modestie pour les photos ;), cela tient en particulier au format du livre : carré et avec une ouverture à plat, ce qui m'a permis le parti-pris d'une impression pleine page de bord à bord, me rapprochant ainsi d'un format photo habituel.


L'impression sur papier brillant est très belle, le respect des couleurs est aussi assez fidèle, on se retrouve avec un bel objet aux finitions impeccables.
Une expérience à renouveler, avec d'autres voyages !

Deluxe live au Noumatrouff (2014)

Comment c'était? Je n'aurais que 3 mots : Nom de Dieu!

La fine équipe en première partie avec du Hip Hop bien senti, sympathiquement mixé et déjà une bonne ambiance de remuage de fesses dans la salle, mais c'était juste l'échauffement... Deluxe c'est une autre paire de manche, échauffements obligatoires sous peine de claquage musculaire, c'est que c'est physique un concert de Deluxe, je suis à deux doigts de glisser un "I'm too old for this shit!", mais non, autour de moi c'est très hétéro (clite, pour le reste chacun fait ce qu'il veut).
Je suis aux pieds de la chanteuse (pieds nus d'ailleurs), à ma gauche un couple aux cheveux gris venus d'Aix (non, pas les Bains, en Provence!!!!!!), derrière moi un gars ayant snobé un anniversaire chez des amis pour venir au concert (parce que c'est Deluxe) et à ma droite deux charmantes demoiselles mère et fille connaissant toutes les paroles des chansons... D'autres sont venus de T…

Destiny, ce joyau méconnu

Si je vous dis Michael Jackson, vous allez me dire "les Jackson 5", "Thriller", "Bad", "Black or white" ou "histoire louche avec des enfants"... Je vous rajoute une pincée de Moonwalk et j'ai fait le tour de la perception "grand public" du personnage.
Aujourd'hui je vous parle cependant d'un album inratable et pourtant bien souvent méconnu des oreilles non averties (rappelons qu'une oreille avertie en vaut deux, et c'est toujours plus pratique d'avoir deux oreilles!) : DESTINY

Petit rappel des faits :
1968, le petit Michael (10 ans) et ses frères passent une audition chez la célébrissime MOTOWN (Marvin Gaye, Diana Ross, Stevie Wonder et Hocus Pocus (eh oui!)) avec une imitation réussie du Godfather James Brown. S'en suivent 8 ans de tournées non stop et de Hits (ABC, I want you back, I'll Be There, Sugar Daddy, Dancing Machine pour en citer quelques uns)

1976 : épris d'une liberté qu'on leu…

Keziah Jones' African Space Craft returns (la chronique 20 ans trop tard)

Qu'on ne se laisse pas abuser par le très radiophonique "Million Miles From Home", première piste de ce second opus spatial expédié par Keziah Jones en 1995, qui n'est là que pour assurer une transition subtile entre le son du premier album et celui de cet "African Space Craft", électrifié à la centrale nucléaire!




On a bien là à faire à l'un des albums les plus sous-évalués des années 90, l'album que Jimi Hendrix aurait fini par faire si son élan funky n'avait pas été coupé par trop d'alcool et de vomi, celui qui n'aurait pas dépareillé dans le vaisseau spatial africain de Funkadelic, le son énergique sans fioriture d'un Dirty Mind princier, un Power-Trio électrique et sonique que seul dérange ici ou là un violon... La batterie frappe puissamment et volontiers en contretemps, la basse claque, les cordes par 2, 4 ou 6, grognent et hurlent sur la guitare de Keziah... Un bon son brut pour les tonitruants!

Morceaux de choix :
le Funkadeli…

Maceo Parker @ Grand Casino Basel 14.05.2013

70 ans, #Good God#, Maceo Parker a 70 ans #Uh!# et toutes ses anches #Ha!#

Pour la quatrième fois #Ow!# j'assiste à un concert de ce monstre sacré #Good God#, énorme boeuf #Ha!#, fantastique Jam #Huh!#, magistral cours de l'histoire du Funk en presque 3 heures de show! et #What about the band?# 
What about this TIGHT band?

3 heures de Jam, peu de temps morts, excepté les cinq minutes ou Maceo joue du Jazz pour bien faire passer le message au public : "THIS IS NOT WHAT WE PLAY!", un solo de Basse un peu long ou le maintenant traditionnel hommage Soul à Ray. Le reste, #Good God#, le reste n'est que pure rythme, basse dans ta face, batterie qui rit, clavinet funky et groove joyeux.

SCHOOL'S IN, indeed, Maceo et son groupe #What about the band?# convoquent le public pour une révision générale dont on ressort avec une patate, la banane, la pèche! (n'en jetez plus)

1964, James Brown et on se sent bien, 1975, George Clinton, la ville de Bâle devient Chocolat, 19…

Naive New Beaters @ Le Grillen 06.04.2013

J'aime bien les vieux prénoms, Oscar ou Léon par exemple, mais aussi David Boring, Eurobelix, ou Martine Luther BB King, ça respire le vieux tout ça, et pourtant c'est tout neuf, Naive New Beaters, ou comment faire du neuf avec du vieux.
(ou avec des vieux pour mini-Oscar ^_^).

Au Grillen, j'y allais un peu à l'aveugle, ne sachant pas trop ce que j'allais entendre, sans me douter que je tomberai sur trois fêlés français (vieux) déguisés en canadiens (neuf) balançant une pop (vieux) rappée (neuf), un funk (vieux) samplé (neuf) et un rock (vieux) electro (neuf).
Tu comprends le principe ou je recommence?

Tenues indécentes, énergie à revendre, chauffage de salle à blanc, ces trois malades conquérissent (si si, ils conquérissent, je fais du neuf avec du vieux) le public du Grillen de Colmar avec aisance, public où se mêlent jeunes ados, quadra smarts et anciens hardos torses nus... Life is a party!

Alors certes, c'est tout dans le décalage, le quatrième degré  mais …