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Alela Diane @ La Laiterie, 08.05.2011

Tiens, un concert tout seul...
En même temps les concerts "pas tout seul" finissent par ne pas avoir de chronique ici pour cause d'esprit au Walhalla ou au contraire aux limbes de l'enfer, vous avez donc échappés à mes bafouilles sur les concerts de Rahzel au Noumatrouff (mais l'ami KDFA s'en est chargé), d'Aloe Blacc à la Laiterie (avec du DJ Miss Torn  inside), de Moriarty à L'illiade ou le Beat & Oxle de Rainer Trueby à Fribourg (KDFA dans la place, mais quelle équipe de choc! :)...

Non, non, non, je n'étais pas en exile dans une villa au Pakistan depuis des mois à jouer à la Playstation avec mon pote Oussama, mais juste en mode amoureux / déprimé / amoureux / déprimé / amoureux / déprimé, et je ne peux pas dire que ce soit véritablement source d'inspiration (à part pour écrire des poèmes débilo-suicido-romantiques)
Bref, envie de me changer les idées, de ne pas rater Alela Diane une fois de plus, depuis le temps que je  suis amoureux (AH NON) admiratif de sa voix magique et de ses courbes affriolantes.
Donc au diable les potes qui n'aiment pas le Folk, ni le Blues, ni le Jazz...
Au diable les "rhooo c'est dimanche"
Au diable les "chui trop bien dans mon canap'" (spéciale dédicace ;-)


En première partie, Dylan Leblanc, le E959 de Chris Isaak, version light mais fort sympathique pour une courte et agréable prestation, même si le chanteur donne un peu l'impression d'être très constipé quand il chante et qu'il doit d'urgence prendre rendez vous chez sa coiffeuse pour changer cette coupe de cheveux "Hippie néo-nazi"...
Je digresse... Il est accompagné d'un excellent Pedal Steel Guitar-hero. Pour ceux qui auraient l'affront de demander ce qu'est un PSG-hero, NON, cela n'a rien à voir avec un joueur parisien qui arriverait enfin à marquer un but, NON il ne s'agit pas d'un guitare-héros homosexuel... NON, NON et NON, une Pedal Steel Guitar, c'est ça :
et ça fait des sons à faire pleurer l'oeil de verre de Jean-Marie LePen tellement c'est beau.
Petit set d'une demi-heure donc avec sur le dernier morceau la beautiful Alela qui fait son entrée pour l'accompagner. Aux premières notes qui s'échappent de sa bouche, on sent la différence, l'émotion me submerge, une larme menace de se glisser furtivement vers mon oeil tel un Shinobi en mission. Cela n'a rien à voir avec le fait que les paroles remplissent la salle de "Love me again, this time we'll make it work", non, non, non, juste l'émotion de la voix, promis, juré, craché...

Après le break, Alela revient accompagné de ses musiciens, des Hippies échappés du Far West, bottes de Cowboy, chemises à fleur, cheveux longs, Alela aux petites bottines fermées, à la robe moulante et déchirée, rouge à lèvre carmin et voix dorée. A la main gauche une alliance qui brille, la même qu'un des guitaristes tiens donc.
A l'arrière plan, Alela expose ses talents de broderie et de crochets : draperies et tentures d'une Squaw indienne ou d'une religieuse irlandaise, Dieu seul sait.

Le concert débute avec une série de morceaux rythmés, piochés dans ses trois albums, des "I have returned", "Take us back", un magnifique "Oh My Mama" seule à la guitare, le très attendu "Pirate's Gospel" et le sublime "White as diamond" au rappel.
La "just married" finira par nous présenter ses musiciens ainsi que son handsome guitar player de mari.

Un public un peu mou mais un concert magnifique. Alela Diane est une enchanteresse, vous n'êtes plus à La Laiterie, mais sur les plaines du Nebraska, dans les Canyons de l'Idaho, au milieu du désert du Névada... Puis vous vous réveillez. Une dernière rasade de Volvic au bar et je retourne dans mon Wyoming à moi... I'm a poor lonesome cowboy.

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